Axe 4 : Paradoxes d’innovation

Les paradoxes d’innovation (learning) découlent des processus et dynamiques d’évolution des ESC dans le temps. Dans l’étude des entreprises conventionnelles, divers chercheurs ont abordé l’innovation (voire la créativité) dans sa dynamique paradoxale avec l’utilité ou l’efficacité, ou en traitant de la nécessité pour les entreprises d’être à la fois en mode « exploration » (et donc innovation, via la recherche et le développement de nouveaux produits et marché) et en mode exploitation. Les coopératives ont quant à elles été étudiées par rapport aux paradoxes de changement, par exemple des cadres de référence. Nos travaux dans cet axe abordent les paradoxes d’innovation sous un nouvel angle, davantage en lien avec les innovations sociales, dans la tradition de recherche du Centre de recherche sur les innovations sociales. Plus spécifiquement, nous nous intéressons aux paradoxes que soulève le passage de l’émergence vers l’institutionnalisation des innovations sociales à travers l’analyse des trajectoires (longitudinales) de celles-ci.

Voici quelques thèmes et projets actifs dans cet axe :

  • Analyse de l’innovation et l’institutionnalisation au sein de champs organisationnels tels celui du développement local et celui du loisir associatif (Camus) ;
  • Analyse de la trajectoire des innovations sociales au Québec (Camus, Léonard, Tello-Rozas) ;
  • Étude des paradoxes entre émergence et institutionnalisation des innovations sociales à partir de la base de données relationnelle sur les innovations sociales du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) qui inventoriera à terme plus de 250 études de cas (Bouchard, Michaud) ;
  • Groupe directeur de la Stratégie canadienne en innovation sociale et finance sociale (ESDC) (Bouchard).